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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 10:23

Cavada a bien résumé :

« Succès des idées, échec de la stratègie »

 

Jean-Marie Cavada est intervenu sur les ondes de France Culture. Je partage assez largement son analyse sur la situation du MoDem.

Le paradoxe dont est frappé le Mouvement Démocrate est le suivant : l’échos que connaît le MoDem auprès des citoyens est certain (près de 50.000 adhérents à ce jour et nous recevons régulièrement des demandes d’information, de rencontre, etc.)  mais la retranscription en terme d’élus est quasiment nulle.

 

Quatre des cinq candidats MoDem aux législatives sont devenus députés. Le ratio n’est pas mauvais, mais les députés ne pourront pas exister et peser véritablement sur les débats parlementaires. Un parti qui recueille 35% des voix compte aujourd’hui 60% des députés. C’est quand même dérangeant, quand on a la prétention d’être la « représentation nationale ». Jamais l’assemblée n’a jamais aussi mal porté ce nom. Une dose (et pas une dosette ! on parle pas de Ricard !) de proportionnelle devient incontournable pour « faire entrer les différentes aspirations de la société française » dans l’hémicycle.

 

Jean-Marie Cavada a enfin  évoqué, et c’est là pour moi le cœur de son intervention, la nécessité pour le MoDem de « faire l’analyse des raisons du succès de ses idées et de son échec en termes de stratégie de pouvoir. »

Il a expliqué qu’il y avait deux chemins possibles à l’avenir : une voie longue où le parti se reconstitue d’élections en élections comme l’a fait Mitterrand après son échec à la présidentielle de 1974 ; la voie rapide qui consiste à passer des alliances électorales à condition qu’on ne prenne pas de décisions dans le dos des électeurs et qu’on affiche et négocie un programme avec la majorité actuelle ou avec l’opposition, un vote décidant des partenaires.

Jean-Marie Cavada considère que la voie rapide est la plus productive : il estime que si le système qui élimine tout ce qui n’est pas la majorité et l’opposition, ne change pas, il faut s’en servir et non lui tourner le dos car ce serait alors lourd de conséquences pour le mouvement. Je le suis entièrement dans cette voix. La condition sine qua non serait dès lors de se mettre d’accord sur les grands axes qui structure notre famille de pensée, c'est-à-dire l’importance de l’école de la République, l’assainissement des finances publiques, la relance de l’aventure européenne, la revalorisation des petits salaires et des petites retraites, et la réforme des institutions, notamment l’introduction de la proportionnelle aux élections législatives.

Ce cheminement sera ardu, mais c'est le bon! Il faudra expliquer les choses, d’abord en interne puis aux électeurs et à nos partenaires.


Nous n'avons pas le choix, nous devons jouer avec les cartes que nous avons.

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Published by Fabien BUFFETEAU - dans Archives
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Fabien 29/06/2007 10:17

J'ai des nouvelles qui ne me plaisent pas...
Figurezvous que le résidu de bureau de l'UDF, qui se prétend bureau de l'UDF Modem, constitué de gens quin'ont rien fait durant la campagne présidentielle ou législative, a l'intentionde faire une OPA sur le mouvement.
J'ai également appris que je ne comprenais rien, et quebie évidemment on fera une alliance avec Claes au second tour des municipales de Poitiers.
Ils me font vomir ! Ils ne représentent rien et j'espère pouur eux qu'ils ne se sont pas avancé sur ce terrain là sans consulter personne ! Et de toute manière, je ne pense pas queClaeys ait besoint du MoDem sur Poitiers !
J'accuse un peu mal le coup là !

Jérémy KREINS 27/06/2007 15:45

Et entre Le Chêne et le Modem j'espère !

grutman 26/06/2007 23:09

En tant que socialiste, je souscris tout à fait à ce que dit Cavada. D'ailleurs, est-ce un hasard si une majorité des électreurs du MoDem au premier tour des législatives ont voté PS au second ? Non, bien sûr.
Et personnelement, au-delà des idées que je ne partage pas toujours loin de là, ce que j'apprécie vraiment c'est la qualité des personnalités: quand je compare François Bayrou, Marielle de Sarnez, Azouz Begag, Jean-Marie Cavada ou Corinne Lepage à Xavier Bertrand, Christine Boutin, Jean-Pierre Raffarin (notre pictave!!!), Nadine Morano ou Christian Estrosi mon choix est vite fait. Je pense que les gens peuvent être jugés à leur entourage: Estrosi le raciste, Bertrand l'arrogant, Raffarin l'ultra-communicant, Boutin l'anti IVG et Morano l'excitée du bulbe, y'a pas à dire, Sarkozy est bien entouré !
Vive les discussions constructives entre le MoDem et le PS !

Jérémy KREINS 26/06/2007 18:37

La proposition de Cavada, ne manque ni de charme, ni d'intelligence. A Etudier je pense pour l'avenir .

Fabien 26/06/2007 14:11

Pour le coup mon petit Johan, c'est moins la question de la représentativité qui est inovente dans la démarche de Cavada, que la voix qu'il choisi.Jean-Louis Bourlange était venu nous expliquer en conseil national pourquoi il décidait, bien qu'étant député européen (élection à la proportionnelle) de ne pas suivre François Bayrou et la démarche du MoDem.Deux écoles existent : le MoDem est un mouvement que nous devons mettre en place, même si ça coûte cher, et qui ne fera pas de petites négociations, tractations, dans le dos des militants et électeurs. Je qualifierai les partisans de cette position de "puristes".La seconde école est celle à laquelle se sont ralliés les députés du Nouveau Centre : comment faire peser les 7 millions de voix sur les politiques qui seront menées dans les 5 années à venir. Etant donné le gouvernement actuel et les changement de méthode (short et footing), il est effectivement souhaitable que des force puisse infléchir (faute dee pouvoir contrer).Ce qued nous propose Cavda, c'est de faire un choix, conformément aux valeurs qui sont celles que nous avons réussi à imposer dans le débat des idées. Il est incontestables (une fois n'est pas coutûme) que nous avions les bonnes idées. Mais nous n'avons pas eu une stratègie qui nous permette de les défendre nous même.Les institutions fonctionne avec comme pré-requis le bipartisme, il nous faut dans un prmeier temps nous y conformer pour pouvoir modifier les choses à l'avenir. Si nous nous entêtons à rester en dehors, nous ne pourrons progresser vers notre idée de la démocratie et de la République. Celà, nous le devons à nous-même, à ceux qui nous ont fait confiance, mais également à tous ceux (verts, PCF, Cap 21, le PRG, les radicaux valoisiens, etc...) qui sont la diversité et de véritables labortatoires d'idées originales.On peut continuer de voir nos idées portées et perverties par d'autre (il n'y a qu'à regarder ce que l'UMP appelle "l'ouverture"... On est quand même très loin de ce que nous prônions !); Pour ma part, je considère qu'il nous faut nous donner les moyens de les porter nous même !Je soutiens Jean-Marie Cavada dans cette démarche !

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