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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 15:43

Les personnes capables de comprendre le dixième de ce qui suit doivent se compter sur les doigts d'une main de E.T. !  Alors gagnez du temps... Arrêtez-vous là !

 

Est-ce que l'on change, ou est-ce que l'on se révèle ? Je ne prends pas trop de risque à poser une question aussi intime, puisque la fréquentation de ce blog confine au zéro absolu, sauf de temps à autres, lorsqu'un internaute s'égare et trouve les paroles de la "sauce aux lumas" principal objet des visites.

C'est plus le "moi" de ce moment particulier de l'écriture qui s'adresse au "moi", lecteur, souvent accablé, torturé, en tout cas, désenchanté. Donc toi, qui est sans doute le ou la seule à lire ces quelques lignes, tu voudras bien m'excuser par avance d'être aussi obscure.

Comment peut on croire aussi fort en quelque chose, puis se réveiller un jour et ne ressentir que déception et, sans oser se l'avouer, dégoût et révolte? Non, bien sûr,  la situation est demeurée inchangée. Mais notre perception, l'impact de cette situation sur nous même ne sont plus les mêmes. D'où cette question : changement de soi ou révélation à soi.

Je ne crois pas avoir tant évolué que cela. Ce qui est au fond de moi, je crois l'avoir toujours eu. Je n'ai jamais été quelqu'un de très tranché, d'excessif et rivé à mes convictions. Je ne remets pas toujours tout en doute non plus. J'ai un ressenti, des impressions. Je crois d'ailleurs que c'est ce ressenti qui me trouble un peu... Il cherche toujours à amoindrir, à pondérer ce qui est excessif. Je trouve facilement des excuses... Je me rends compte aujourd'hui que je me gardais bien de les vérifier de crainte que cela ne m'oblige à me rendre à l'évidence que certains comportements, certains actes sont froidement cinglants et égoïstes et sans excuse!
Mais on ne fait pas disparaître un problème en ne le regardant pas, ni en le minimisant, ni en l'excusant.

Il me faut accepter maintenant de voire le monde dans la plénitude de ses contrastes : bien sûr le monde est gris, mais pas que de nuances de gris ! Il y a aussi du noir et du blanc au milieu de toute cette grisaille. Si je n'osais croire au blanc immaculé, sans doute pour ne pas faire trop "naïf", je me refusais de croire qu'il y  ait du noir profond et absolu.

Sordide erreur. Tout cela existe et se côtoie, au quotidien, parfois même au sein du même être !

Le réveil est dur. Les conclusions lourdes. Rien n'a changé non. Je me suis simplement révélé à moi-même la cruauté de la situation. Cette clairvoyance me rend ce monde un peu plus insupportable.
Et si je suis plus résolu que jamais à tendre vers ce que je pense être juste, je m'aperçois que je suis bien plus emmazouté que je n'aurait jamais pu le penser.

M'en sortir... Oui... En y laissant des plumes, et des grandes !... Mais s’en sortir.

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Published by Fabien BUFFETEAU - dans Môa
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commentaires

fanny 27/10/2009 17:32


Très sympa ce texte, moi je voix toujours du blanc partout et c'est très naïf (licenciement, hopitaux et rupture me mette presque en joie... bizzard...)
Mais je pense avoir trouvé un bon équilibre à moi même, et j'utilise toujours cette phrase: "la morale c'est qu'il faut garder le morale !!" imparable à toutes épreuves.

Fanny


tanbrik 29/08/2009 00:59

j'ai juste deux mois de retard!

Cyril Cibert 06/08/2009 20:00

Trés beau texte, touchant .Cyril

Coccinelle 22/06/2009 00:54

Ben oui le monde va du clanc ou noir en passant par toutes les nuances possibles. J'ai connu de très grand moement de solitude très souvent. Je me demande aussi pourquoi de fais ceci ou cela et dsi tout cela sert à quelque chose. A la fin ne passe t'on pas à côté de sa vie si toutes fois ceci est possible. C'est un grand sujet de philo, que souvent le débat... Tout le monde se pose des questions, mais bien souvent on n'ose pas se les poser car en fait il n'y a pas de bonnes réponses...

Un ami 20/06/2009 17:50

Un texte profond, qui confine à l'intime. Comme tu le dis, ce texte s'adresse à peu de personne. Et si je devine le fond du sujet, je ne peux qu'émettre l'hypothèse de ma connaissance. La publication est-elle l'acte qui soulage, ou l'acte qui enferme ? Maintenant tu es encore d'avantage face à toi-même car confronté au reste du monde - au reste des jugements, des intentions et des obscures forces positives et négative qui trahissent toujours le sens-même de nos actions. Prends soin de toi.

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