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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 12:23
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« Entendre dire par les étudiants d'extrême gauche de Rennes qu'un vote à bulletins secrets n'est pas légitime : les bras m'en tombent. Que les étudiants réclament des choses, une autre répartition dans l'enveloppe de 1 milliard d'euros, je ne suis pas contre. Mais qu'on arrête d'énoncer des contre-vérités, d'avancer de faux arguments. Il y a beaucoup de fantasmes derrière ce mouvement, notamment sur la toute puissance du président » : le président de l'université de Poitiers ne décolère pas. Les propos tenus par certains syndicats font monter au créneau Jean-Pierre Gesson qui fustige la CGT, FSU, SUD, « des organisations qui veulent l'abrogation de la loi » dit-il. Et d'expliquer que « la LRU (Libertés et responsabilités des universités) est nécessaire au développement des universités françaises. Elle n'organise pas, contrairement à ce que l'on dit, le démembrement du service public, elle ne met pas en cause la démocratie universitaire et ne soumet pas les établissements de l'enseignement supérieur au joug des entreprises ».

Et Jean-Pierre Gesson d'expliquer que l'université de Poitiers ne fermera pas la filière musicologie : « Sont inscrits dans le contrat de projet État Région 3,6 M€ pour installer dans le pavillon militaire le pôle musicologie et danse, le centre des formations des musiciens intervenants, le centre d'études supérieures de musique et de danse et les activités danses, physiques et sportives. 11 M€ sont actuellement investis pour rénover les locaux de la fac des sciences humaines, au programme également la rénovation de la façade droits et lettres sur le campus. Et je suis prêt à ouvrir une filière de 5 personnes si cela fait avancer la recherche. » Mais pas à « écouter des arguments qui sont des caricatures faites pour exciter les troupes ». Hier encore l'établissement de Poitiers n'était pas bloqué alors que celui de La Rochelle a connu ses premières barricades.

 

Recueillis par Didier MONTEIL



Article paru dans La Nouvelle République de la Vienne - 14 novembre 2007

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Published by Fabien BUFFETEAU - dans Vie étudiante
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Fabien 01/12/2007 12:16

Ce n'est pas de la censure, mais pour une raison de lisibilité, j'ai supprimmé un commentaire de "Non à la LRU" copié/collé du site suivant.Voici le lien :http://wb.attac.be/Privatisation-marchandisation-ou.htmlMerci de votre compréhension, mais des commentaires sit long, ça use la souris ;-)

Non à la LRU! 28/11/2007 16:35

http://wb.attac.be/Vers-l-universite-de-marche-Essai.htmlun dernier lien extremement interessant...

Non à la LRU! 28/11/2007 16:08

L’enseignement n’échappe pas à la vague néolibérale. Mais sa « marchandisation » prend une forme plus complexe que dans les autres secteurs. L’Ecole n’est pas seulement appelée à se transformer en un vaste marché, sur lequel se ruent déjà des investisseurs en quête de placements rentables ; elle est surtout sommée de se « moderniser », d’adapter ses contenus et ses structures, afin d’assurer la flexibilité des travailleurs et des consommateurs. Mais cela risque bien de se faire au détriment de ses autres missions.   Depuis vingt ans, la violence des luttes concurrentielles conduit les décideurs économiques à répéter sans arrêt que l’Ecole devrait mieux soutenir cette compétition économique. On manque de travailleurs qualifiés et les qualifications ne répondent pas à nos demandes, disent-ils. Plaident-ils donc pour un important investissement dans l’enseignement ? Pas du tout, car ils regrettent en même temps que notre système éducatif soit « trop coûteux ». Ce qu’ils réclament, c’est une « adaptation » de l’enseignement — de ses contenus, de ses structures — à leurs « besoins ». Or, ceux-ci sont dictés par deux caractéristiques de l’environnement économique. Premièrement : l'instabilité. L'accumulation des connaissances et la recherche de compétitivité produisent une accélération des bouleversements technologiques, avec leur cortège de faillites, de restructurations et de délocalisations. Prévoir l’avenir est de plus en plus difficile. Dans ces conditions, l’essentiel — aux yeux des employeurs — n’est pas de doter chacun de vastes connaissances, mais d’assurer l’adaptabilité des travailleurs et des consommateurs. Deuxièmement, la dualisation du marché du travail. La "nouvelle économie" ne réclame pas que des informaticiens et des ingénieurs. On assiste au contraire à une explosion des emplois précaires, des emplois à faible niveau de qualification : vendeurs, gardes, agents d'entretien, remplisseurs de distributeurs de Coca-Cola, etc. représentent désormais 60% des créations d’emplois. Dès lors, estiment les dirigeants de l’économie, il faut en finir avec l’idée de démocratiser les études. L'ère de la flexibilité Les travailleurs sont amenés à évoluer dans un environnement de production qui change sans cesse. Or, la complexité croissante des techniques mises en œuvre rend la formation plus importante que jamais. Comment résoudre ce dilemme ? Par l' « apprentissage tout au long de la vie ». Cette doctrine n’a aucune ambition humaniste. Comme l’explique l'OCDE, elle « repose sur l'idée que la préparation à la vie active ne peut plus être envisagée comme définitive et que les travailleurs doivent suivre une formation continue pendant leur vie professionnelle pour pouvoir rester productifs et employables » (1). Dans un tel cadre, la transmission de connaissances, l’acquisition d’une culture commune, n'est plus jugée primordiale. Les savoirs cèdent la place aux « compétences » : utiliser un ordinateur, communiquer, travailler en équipe, etc. Il faut, explique en effet le Conseil européen, « accorder la priorité au développement des compétences professionnelles et sociales pour une meilleure adaptation des travailleurs aux évolutions du marché du travail » (2). Il ne suffit pas que le travailleur soit flexible et compétitif, le système éducatif lui-même est également appelé à le devenir. Dès 1989, le puissant lobby patronal de la Table Ronde des Industriels européens écrivait que « les pratiques administratives sont souvent trop rigides pour permettre aux établissements d'enseignement de s'adapter aux indispensables changements requis par le rapide développement des technologies modernes et les restructurations industrielles et tertiaires » (3). Aussi, depuis quinze ans, tous les pays européens se sont-ils engagés sur la voie de la décentralisation et de la dérégulation de l’enseignement. Quand le citoyen devient consommateur Le consommateur aussi est la cible de la « rénovation » de l'école. La création de nouveaux marchés de masse, liés aux technologies modernes, exige que les clients aient acquis les compétences nécessaires. Ainsi, en octobre 1996, la Commission européenne a lancé le plan d’action « Apprendre dans la société de l’information », pour que tous les jeunes apprennent l’utilisation des ordinateurs à l’école. Elle explique : « Le marché européen (des TIC) demeure trop étroit, trop fragmenté, le nombre encore trop faible des utilisateurs et des créateurs pénalisent notre industrie. (…) C'est pourquoi il était indispensable de prendre un certain nombre de mesures pour l'aider et le stimuler. C’est l'objectif du plan d'action » (4). L'entrée des marques dans les écoles est un autre signe de cette volonté d'utiliser l'enseignement pour soutenir les marchés. Fin 1998, la Commission européenne diffusait un rapport sur « Le marketing à l'école ». Dans leurs conclusions, les auteurs vantaient les « avantages matériels et pédagogiques » de ces pratiques (5). L’école : grand marché du XXIe siècle Mais beaucoup de responsables économiques estiment, comme l'OCDE, que cela ne suffit pas et que « la mondialisation (…) rend obsolète l'institution implantée localement et ancrée dans une culture déterminée que l’on appelle «l'école» et en même temps qu'elle, «l'enseignant» » (6). Les dépenses mondiales d'éducation représentent la coquette somme de 2000 milliards de dollars. Il y a là de quoi faire saliver pas mal d'investisseurs. Pour le consultant américain Eduventures, les années 90 « resteront dans les mémoires pour avoir permis l'arrivée à maturation de l'enseignement de marché («for-profit education»). Les fondations de la vibrante industrie éducative du XXIe siècle ont commencé à fusionner pour atteindre leur masse critique » (7). Le développement de la demande de formation tout au long de la vie favorise en effet l’émergence d’un marché de l’enseignement. Un autre puissant catalyseur du marché mondial de l'enseignement est le développement d’Internet. Selon la banque d'affaires Merril Lynch, le marché de l’enseignement « en ligne est passé de 9,4 milliards de dollars en 2000 à 54 milliards fin 2002 (8). L'Organisation Mondiale du Commerce et la Banque Mondiale œuvrent activement à cette libéralisation, notamment à travers l’AGCS. Conclusions La mise en adéquation de l'enseignement avec les nouvelles attentes des puissances industrielles et financières a deux conséquences dramatiques : l'instrumentalisation de l'école au service de la compétition économique et l'aggravation des inégalités sociales dans l'accès aux savoirs. Après la Deuxième Guerre Mondiale, sous la pression d’une forte demande de main d’œuvre qualifiée, l'école s'était massifiée en permettant aux enfants du peuple d'accéder – enfin ! – à des savoirs réservés jusque-là aux enfants des classes privilégiées. Mais à peine cette massification a-t-elle été menée à son terme, et voilà déjà que l’on somme l'enseignement de ramener l'instruction du peuple dans les limites qu'elle n'aurait, aux yeux de certains, jamais dû franchir : apprendre à produire, à consommer et, accessoirement, à respecter les institutions en place. Ainsi, loin de soutenir l’institution scolaire dans sa difficile démarche d’instruction et d’éducation critique, les lobbies économiques suivis par nombre de décideurs politiques, l’enjoignent à rabaisser ses ambitions au rang d’un formatage des producteurs et des consommateurs. Ceux qui en voudront davantage devront se le payer à l’école privée. Quant à l'école publique, elle n'aura plus, selon le propre aveu de l'OCDE, qu'à « assurer l'accès à l'apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable et dont l'exclusion de la société en général s'accentuera à mesure que d’autres vont continuer de progresser » (9). Nico Hirtt Auteur de Les nouveaux maîtres de l’Ecole (EPO, 2000) et L’école prostituée (Labor-Espaces de Libertés, 2001) NOTES (1) OCDE, Politiques du marché du travail : nouveaux défis. Apprendre à tout âge pour rester employable durant toute la vie. Réunion du Comité de l'emploi, du travail et des affaires sociales au Château de la Muette, Paris, 14-15 octobre 1997, OCDE/GD(97)162 (2) Pour une Europe de la connaissance, Communication de la Commission européenne, COM(97)563 final (3) Table Ronde des Industriels Européens, Education et compétence en Europe, Etude la Table Ronde Européenne sur l'éducation et la formation en Europe, février 1989 (4) Commission des Communautés Européennes, Mémorandum sur l'éducation et la formation tout au long de la vie, SEC(2000) 1832, Bruxelles, le 30.10.2000 (5) GMV Conseil, Le marketing à l'école, étude sur les pratiques commerciales dans les écoles réalisée à la demande de la Commission européenne, octobre 1998 (6) OCDE, Analyse des politiques d'éducation, 1998 (7) Adam Newman, What is the education-industry ?, Eduventures, janvier 2000. (8) Le Monde, 2-3 juillet 2000. (9) Adult learning and Technology in OECD Countries, OECD Proceedings, Paris1996.

terpe 20/11/2007 22:57

fabien fabien modem a fond tu as raison!!!!!!tout ce que tu revendique est puant modem mon cul comme le ps peut representer la gauche! tu es une sacré victime d un docme qui emmane de toout procelitisme d un parit politique tu as raison des pauvres il y en a pourquoi pas plus?continu j espere qu un de ces militants d extreme gachedant parle u de tes gourous de demonte (dialectiqement je vux dire ahaha)

marc 20/11/2007 13:20

enfin deriere le prsd geysson," l'institutionel" il y a surtout le politique, ça tu ne le dis pas aux etudiants....pas etonant du coup qu'il dise du bien de la loi....(il est entre le ps et l'ump d'après ses declarations...). Je me trompe?L'université n'est pas neutre nous le savons...pourquoi ne pas le dire aux etudiants, ca permettrait de lutter contre l'apolitisme ambiant des etudiants si notre president annoncait plus ou moins la couleur....ainsi que tous les autres, et les directeurs d'ufr...on y verrait plus clair

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